« Le Grand Colombier, via le Col de Charbemènes » | 2018

15 août. C’est l’Assomption. Me concernant, c’est également l’Ascension. L’ascension du Grand Colombier. Me voici donc déjà en terrain conquis puisque j’avais déjà effectué la montée il y a de ça quatre ans. Si les souvenirs sont bons et que mon record de dénivelé positif établi ce jour-là tient toujours (1920 m), il me reste une petite pointe d’amertume. Celle de ne pas avoir réalisé la descente, la faute à une trace impossible à suivre de bout en bout. J’avais alors lâché un peu mentalement et fait demi-tour jusqu’au sommet, point final de ma rando. L’occasion est donc trop belle aujourd’hui de réparer ce faux pas.


Panorama
Panorama
Panorama vu du sommet du Grand Colombier
Panorama vu du sommet du Grand Colombier
Panorama vu du sommet du Grand Colombier
Panorama vu du sommet du Grand Colombier
Panorama sur Culoz
Panorama sur Culoz
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Date de sortie : 15 août 2018
Sport : Marche / Nature : Randonnée libre
Lieu de départ : Culoz (01350) – Ain
Distance : 41 km
Altitude minimale : 242 m / Altitude maximale : 1525 m
Dénivelé + : 1526 m
Météo : Soleil
Album photo : Culoz, “Ascension du Grand Colombier 2018”
Trace GPS

Culoz. Il est 9h30. Un petit pain choc’ en amuse-gueule, je décide d’attaquer la montée par Béon, là même où j’aurai dû achever la descente en 2014.Je me dis alors qu’il sera peut-être plus facile de suivre la trace dans le sens de la montée que dans celui de la descente. Le sentier me menant à Béon, certes humide, est par endroit aménagé en escalier avec une main courante. Plus loin au cœur de la forêt, la petite sente se confond avec le reste du paysage si bien que je perds la trace affichée sur mon smartphone.

Peut-être me manque-t-il un peu de détermination ? Accompagner, cela serait-ce différent ? Sûr, mon sens de l’orientation est plus que perfectible. Toujours est-il que je choisis de suivre finalement le « Chemin du Milieu » qui me ramène au niveau de Romagneux (750m) sur le parcours déjà emprunté le 29 mai 2014. Me voici en terrain conquis sur de larges sentiers balisés aux pourcentages réguliers, sur lesquelles il m’est possible de prendre un bon rythme.

Petite variante tout de même pour rejoindre le sommet et sa fameuse croix que j’aperçois pour la première fois. Je poursuis en direction du col de Charbemènes (1317m), versant Anglefort. Après un dernier ressaut plus raide, je rejoins la ligne de crête offrant de merveilleux panoramas à 360°. Cela mérite bien quelques prises de vues. Il est 15h00. Installer en première loge pour pique-niquer, je profite d’un regard imprenable sur le Bugey, le Rhône et le lac du Bourget. Le sommet du Mont-Blanc semble quant à lui flotter au-dessus d’une mer de nuage m’empêchant d’admirer la Chaîne des Alpes qui aurait à coup sûr rehausser la beauté du tableau dépeint devant moi. Un brin séducteur ce Grand Colombier… Mais taquin tout de même.

Après une trentaine de minutes de régal pour mes pupilles, je reprends mon chemin. Passage par la croix (1525m), puis par le col routier, paradis des cyclistes et donc de mon frère qui en effectue ce jour quatre montées ce qui le classe pour la deuxième fois parmi les “Fêlés du Grand Colombier”. Félicitations frangin et respect. Je descends par le même itinéraire que celui emprunté dans le sens de la montée en 2014. Un dernier détour par le point de vue balisé qui m’offre une perspective différente sur la commune de Culoz, j’arrive à la voiture peu après 19h00. Verdict: 41 km. Mince, à un petit kilomètre de la distance d’un marathon. Le dénivelé en plus.

Si la journée fut très belle, il me reste à faire un constat. Me concernant, après deux excursions sur ses pentes, le Grand Colombier (à partir de Culoz) ressemble à s’y méprendre à une espèce de labyrinthe dans lequel les itinéraires possibles sont multiples mais seul un ne comporte vraiment aucun obstacle.